Bannière du Parti Communiste Révolutionnaire

Le 28 janvier dernier, des partisans et des sympathisants du PCR se sont réunis à la Maison Norman Bethune pour souligner le 13e anniversaire du parti. Lors de la soirée, un discours faisant un retour sur la dernière année de lutte a été livré avec vigueur. Les partisans ont ensuite chanté l’internationale et ont scandé à l’unisson le slogan : le seul parti de la classe ouvrière, le parti communiste révolutionnaire! C’est avec une combativité et un enthousiasme renouvelés que les militants du Parti entament maintenant la prochaine année de combat. Vive la lutte révolutionnaire pour le pouvoir prolétarien et le communisme!

Voici le discours prononcé lors de l’événement :

«Bonsoir camarades,

C’est une tradition que de se réunir chaque année, le 28 janvier, pour célébrer l’anniversaire de fondation de notre parti, le Parti communiste révolutionnaire, il y a 13 ans déjà.

Emparons-nous de cette occasion pour revenir brièvement sur l’expérience de la dernière année de travail politique.

Après que nos rangs aient été épurés de leurs restes d’opportunisme, de gauchisme et de pratiques petites-bourgeoises, nous avons entrepris de revenir à l’essence du mouvement communiste international.

Nous avons partagé le plus largement possible, à coup de milliers de journaux et grâce à un travail pratique orienté, la définition des 10 grands groupes du prolétariat qui totalisent le grand procès de production qui a cours au pays.

Notre journal ISKRA est devenu plus prolifique quant à ses analyses du mouvement ouvrier, mouvement ouvrier qui chaque semaine vient briser l’impression d’harmonie dans la société, qui chaque semaine vient révéler la contradiction travail-capital.

L’ISKRA s’est penché plus assidûment sur la production, le fondement de notre société. Il a donné à la centralité ouvrière la place qui lui revient dans notre propagande.

Et tel un véritable organisateur collectif, l’ISKRA a guidé le travail des partisans aux portes des usines, plus spécialement celles menacées de fermeture de même que celles en grève ou en lock-out.

Nous avons croisé le chemin de plusieurs travailleurs dans la province :

• les ouvriers qualifiés des raffineries VOPAK à Montréal,
• les ouvriers de l’usine de valves VELAN dans l’Est de l’Île,
• les préposées aux bénéficiaires des résidences privées un peu partout,
• les métallurgistes de GALVANO à Beloeil,
• les cheminots du Canadien National,
• les ouvriers qualifiés de la production de poids lourds PACCAR à Sainte-Thérèse,
• les ouvriers spécialisés dans le désossage de l’usine OLYMEL à Princeville et leurs supporters de l’usine Unidindon à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville.

C’est donc dire que dans les dernières semaines, des centaines d’ouvriers ont arboré fièrement notre journal et que des milliers d’ouvriers ont pris connaissance de nos écrits en ligne et les ont partagés dans leurs réseaux.

Nous connectons avec les ouvriers du pays sur nulle autre question que celle de leur exploitation. Et c’est notre devoir de communistes de les appuyer dans leurs combats.

Nous renouons avec l’histoire de notre mouvement qui a toujours accordé une importance capitale à la liaison du parti avec la classe ouvrière.

Et force est de constater que c’est avec vivacité que les travailleurs s’emparent de la vérité, de la science qui émane de leur classe.

D’ailleurs, la bourgeoisie doit craindre que des communistes soient dans les luttes des masses tout comme il y a 13 ans, elle a commencé à craindre qu’un parti communiste s’installe d’un océan à l’autre au pays.

Nous pouvons nous réjouir du travail que nous avons entamé et de ses premiers effets. Nous progressons petit à petit. Tout nous porte à croire que nous continuerons de progresser. Notre expérience est formatrice et nous donne tout un élan.

Et nous pouvons être sûrs qu’à partir de maintenant, les choses ne peuvent aller qu’en s’améliorant.

D’autant plus que nous nous armons à faire la lumière sur toutes les conceptions anti-marxistes portées par des prétendus révolutionnaires.

Devant nous se dressent des problèmes nouveaux auxquels notre parti s’attaque avec entrain et maturité.

Que ce soit la croyance en la disparition de la classe ouvrière.

Ou encore la redéfinition idéaliste du maoïsme par un ensemble d’organisations dans le monde.

Et plus largement, la contestation de l’évidence matérialiste historique et du marxisme par le post-modernisme, le gauchisme littéraire et l’écologisme.

Revenons au maoïsme tel qu’en lui-même. Continuons d’assumer nos positions sur la centralité ouvrière, la production et les grands groupes. Et rappelons-nous que c’est dans la pratique que le problème va se régler, que la ligne juste va triompher.

Martelons que le développement des forces productives nous a conduits aux portes du socialisme et que le progrès n’est pas destructeur, bien au contraire. Affirmons haut et fort que la dictature du prolétariat est une nécessité et qu’elle permettra de poursuivre la production dans le meilleur intérêt de l’humanité toute entière.

Continuons de nous dresser contre la dilution des fondements du mouvement qui a poussé les masses laborieuses à se défaire de l’exploitation dans l’histoire.

Devant la nécessité politique de percer les grands groupes, continuons de défoncer des portes pour aller à la rencontre des ouvriers partout où ils sont.

Poursuivons le développement de nos analyses sur la production, sur la base de la société réelle, contrairement à ceux qui accordent la primauté aux idées et à la culture. Ce qui compte d’abord et avant tout, ce sont les rapports de production et leur transformation.

Visons à un jour à former des réseaux de travailleurs qui luttent pour le renversement de la bourgeoisie et pour la collectivisation des moyens de production.

Le prolétariat a besoin de sa direction ouvrière pour prendre le pouvoir.

Alors continuons de travailler pour la lui donner! Continuons le travail de nos prédécesseurs!

Bravo à nous tous et toutes pour le chemin parcouru!

Vive le PCR!»