Torche rouge dans une manifestation du PCR

Discours d’ouverture prononcé à l’occasion du 12e anniversaire du PCR.

Camarades! Nous sommes réunis ce soir pour célébrer le 12e anniversaire du Parti communiste révolutionnaire : 12 ans de lutte à contre-courant pour construire un véritable parti d’avant-garde marxiste-léniniste-maoïste, 12 ans de combat pour faire triompher la cause du prolétariat mondial, 12 ans d’action révolutionnaire pour préparer le déclenchement de la guerre populaire ici au Canada!

Nous sommes réunis ici parce que nous pensons que malgré les revers et les contre-coups, la lutte pour le communisme doit vivre encore! Et vous êtes la preuve qu’elle est bien vivante! Ce soir, dans cette salle, se trouvent les militants et les militantes les plus déterminés au pays, d’authentiques volontaires de la révolution socialiste! Ce soir, l’avant-garde du prolétariat canadien est rassemblée!


Notre parti traverse une période de reconstruction, et celle-ci n’est possible que grâce à votre engagement. C’est en travaillant ensemble avec acharnement toutes les semaines pour accomplir les tâches nécessaires pour rebâtir notre mouvement que nous assurons la continuité de l’expérience révolutionnaire au Canada. Sans vous, ce sont des années perdues, des savoirs oubliés, des vies humaines broyées par le Capital sans l’espoir d’une libération.

Il n’y a pas longtemps, nous avons scissionné avec des gens qui s’avéraient être des fossoyeurs de la révolution infiltrés dans notre mouvement. Nous avons refusé d’abandonner notre parti aux mains des opportunistes et nous l’avons relancé sur des bases véritablement communistes. Nous avons perdu certains acquis : des militants et des militantes, du territoire. Mais nous avons gagné quelque chose d’une valeur bien plus grande : l’expérience réelle d’une lutte de ligne, l’expérience de la lutte politique qui a émergé au sein du maoïsme canadien. Nous devons chérir cette expérience. Armés des éclaircissements politiques que la lutte a rendus possibles, nous reconstruisons avec ferveur l’état-major de la révolution au Canada, en multipliant les initiatives contre la bourgeoisie! Nous sommes constamment à l’offensive et nous tâchons d’innover sur tous les plans! Nous nous forgeons dans le combat politique. Nous assumons les coups, nous résistons aux attaques, nous répliquons contre l’ennemi. Nous sommes inflexibles. Nous sommes solidaires de notre Parti, notre force pour la révolution, et nous allons le rebâtir, d’un océan à l’autre!

Une première phase de clarifications théoriques s’est achevée. Nous avons repris en main notre propagande. Nous faisons reposer notre unité sur une compréhension commune et de plus en plus affinée des quatre formes objectives d’action révolutionnaire. Nous mettons de l’avant la nécessité de bâtir un parti communiste complet, développement du parti d’avant-garde centralisé de Lénine que la préparation de la guerre populaire prolongée requiert. Nous faisons une défense offensive du matérialisme contre le nouvel idéalisme des intellectuels de la petite-bourgeoisie. Nous soufflons à pleins poumons sur l’air vicié par le post-modernisme que trop de militants et de militantes respirent. Nous ne faisons aucune concession aux attaques anticommunistes qui fusent de partout!

Cependant, le combat concret pour que notre théorie révolutionnaire devienne une force matérielle ne fait que commencer. Mobiliser la classe ouvrière pour la révolution socialiste est à notre époque un travail de longue haleine nécessitant une grande assiduité et beaucoup de patience. Nous encadrons avec méthode notre mouvement vers les usines. Notre travail de terrain dans les zones industrielles est bien vivant. Nous sommes les seuls à nous y déployer afin d’y faire germer la lutte pour le pouvoir, celle qui libérera véritablement les ouvriers et les ouvrières des chaînes de l’exploitation.


Nous attirons de plus en plus la haine des forces militantes petites-bourgeoises et étudiantes en raison de notre défense assumée des perspectives prolétariennes et de la lutte idéologique implacable que nous avons entamée. Les attaques de nos ennemis se sont intensifiées et c’est bon signe : cela montre que nous représentons le courant ascendant, la force qui tire le mouvement spontané vers l’avant, hors du marais dans lequel pataugent l’ensemble des militants et militantes anticapitalistes et d’extrême-gauche.

La période historique dans laquelle nous sommes est singulière : elle comporte son lot de défis et rend le déploiement d’un parti communiste difficile. Il faut convaincre que le combat en vaut la peine. Certes, l’expérience de nos prédécesseurs a pavé la voie. Elle nous parle. Nous l’embrassons et nous nous en emparons. Mais aujourd’hui, dans ce pays, tout est à mettre en place à nouveau. Heureusement, nous n’avançons pas à tâtons. Nous avons repris le fil conducteur de notre mouvement, le mouvement communiste international. Nous sommes guidés par la science. Nous avons le meilleur arsenal de combat qui soit. La révolution, nous pouvons la maîtriser et en devenir des experts!


Camarades, nous sommes engagés dans un processus bien lancé, plus forts et plus unis que jamais! Camarades, nous allons intensifier la lutte! Et nous allons les gravir, les paliers historiques! Camarades, nous allons fracasser ensemble les plafonds du passé!